• Les jachères

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    Qu'est-ce qu'une jachère fleurie ?

    La jachère fleurie est une parcelle contenant un assortiment de fleurs qui produit un couvert de 50 cm à 1 mètre de hauteur.

    Quels types de fleurs ?

    Les fleurs utilisées sont des fleurs qui résistent à la sécheresse, fleurissent de Juin à Octobre et germent rapidement. On y trouve par exemple les centaurées (famille du bleuet), les soucis, les cosmos, les zinnias, ...

    Où les trouver ?

    Nous retrouvons ces étendues de fleurs champêtres le long des routes, des chemins de fer, près des communes et des lieux touristiques.

    Quels sont leurs intérêts ?

         -         valoriser le travail de l'agriculteur,

    -         préserver la biodiversité en servant de refuge aux insectes, oiseaux et petits animaux, permet de pallier au manque de nourriture à certaines périodes pour les butineurs comme les abeilles,

    -         améliorer la qualité des paysages.

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    Mes parents dans une jachère fleurie à Salmonville.

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    En 1997 sur la commune de Choisy le victoire (Oise) à l'initiative de la Chambre Régionale d'Agriculture de Picardie la jachère fleurie est mise en place.

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    Réglementation sur la jachère :

    Le régime de jachère applicable pour la récolte 2007 est celui de la nouvelle PAC. Dans le cadre de cette politique, les agriculteurs deviennent titulaires de droits à paiement " jachère " et de droits à paiement " normaux".

    Il n'y a plus de taux de jachère, mais un exploitant doit mettre en place des jachères sur un nombre d'hectares éligibles équivalent au nombre de ses droits " jachère ". C'est nécessaire pour qu'il obtienne le paiement de ces droits et c'est également la condition première du paiement de ses droits " standard ".

    L'agriculteur peut s'adonner à la jachère volontaire sur d'autres surfaces. Ces surfaces peuvent servir à activer des DPU "normaux" et, si elles sont éligibles, peuvent bénéficier des paiements couplés dans la limite du taux maximal fixé pour la jachère volontaire.

    Pour la campagne 2006, ce maximum est fixé à 10% de la surface emblavée en COP bénéficiant de l'aide couplée.

    Il peut être porté à 20% de cette surface pour les agriculteurs engagés totalement en agriculture biologique et les agriculteurs affectant leurs terres en jachère à la production de matières premières destinées à la fabrication de produits non destinés à la consommation humaine ou animale.

    D'après l'AGPB (association générale des producteurs de blé et autes céréales).

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    Exemple d'une lisière entre une biocénose forestière et un agrosystème : la "jachère".

    Autrefois la jachère était une pratique de l'agriculture qui consistait à laisser une parcelle agricole en repos, c'est à dire sans l'ensemencer, pendant plusieurs années pour qu'elle retrouve sa fertilité ou du moins sa capacité de production.  Aujourd'hui son rôle est de limiter la production céréalière. D’abord mise en place sur le principe du volontariat entre 1988 et 1989 puis obligatoire avec la réforme de 1992. Ainsi les producteurs soumis au régime général étaient tenus de mettre en jachère une partie de leurs terres qu'ils déclaraient pour pouvoir être admis au bénéfice des paiements directs. Avec la réforme de 2003, les producteurs reçoivent des droits de mise en jachère, donnant lieu à un paiement quand ils correspondent à un hectare éligible mis en jachère.

    Le taux de mise en jachère obligatoire était initialement défini chaque année, mais dès 1999 il est fixé de manière permanente à 10 %, dans un souci de simplification.

    Aujourd'hui les stocks de céréales diminuant du fait que les aides européennes sont versées qu'en fonction des quantités produites et d'un forfait; du fait que de nombreux cultivateurs abandonnent les céréales pour se tourner vers le colza et le maïs.

    Conséquence : Les prix vont se maintenir à un niveau élevé et pour y répondre Mariann Fischer Boel, membre de la Commission chargé de l'agriculture et du développement rural propose de soumettre à la Commission une proposition visant à fixer à 0 % le taux de mise en jachère obligatoire pour les semis de l'automne 2007 et du printemps 2008. La proposition doit être considérée comme une réponse ponctuelle à la tension régnant sur le marché, valable pour les semis de l'automne 2007 et du printemps 2008, a déclaré Mme Fischer Boel. Les agriculteurs peuvent continuer à mettre une partie de leurs terres en jachère s'ils le souhaitent. Il ne s'agit nullement de court-circuiter le bilan de santé de la politique agricole commune prévu en 2008. Un réexamen de la politique céréalière devrait bientôt avoir lieu et portera notamment sur la question de la mise en jachère obligatoire. Selon les estimations de la Commission, un taux de mise en jachère obligatoire de 0 % pourrait inciter les agriculteurs de l'Union européenne à produire une quantité supplémentaire de l'ordre de 10 à 17 millions de tonnes en 2008, ce qui permettrait de faire baisser la tension régnant sur le marché.

    jachère fleurie


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